Il faisait nuit, il faisait froid, ce soir à 19h, en rentrant avec les filles de la piscine où Trochette s'entraîne, le mercredi. Du coup, j'ai eu envie de raclette.
Sitôt dit, sitôt fait : quelques minutes plus tard, un plat fumant de rondelles de pommes vapeur emmitouflées sous une épaisse couverture de fromage glougloutant trônait sur la table, à côté d'un bol de salade d'endive (à l'huile de noix) pour faire bonne mesure... La grande et moi nous sommes régalées en tête à tête, et je me suis fait violence pour laisser un (petit) tiers du plat pour Trochman quand il rentrerait. Hé, c'est que la piscine, ça creuse ; surtout quand on regarde !
Et puis, avant que ça refroidisse complètement, je l'ai appelé pour en avoir le coeur net : il y avait du bruit autour de lui, c'était confus,... enfin,
il était confus, mais il m'a semblé qu'il était question de Beaujolais nouveau... Dans la même phrase, il m'a dit qu'il dînait dehors et qu'il mangerait en rentrant... Bon. J'ai regardé le petit tiers qui avait déjà subi un certain nombre d'
égalisations et, sans vergogne, je l'ai englouti. Trochette m'a fixée avec des yeux ronds, je l'ai rassurée en affirmant que Papa était
déjà en train de dîner ; elle a pris un yaourt et, piscine aidant, n'a pas demandé son reste pour aller au lit. M'est ensuite venue une envie de dessert. Si.
En repérage dans le frigo, j'ai commencé à envisager la dernière mousse au chocolat, toute seule, au fond, planquée derrière les yaourts nature (hors de portée immédiate de Trochman). Nan, quand même pas, soyons sérieuse... pas
après une double ration de raclette ! Je me suis sagement fait un déca, et hop, un peu de lecture sur le net.
2 heures plus tard, en allant mettre une casserole à carboniser
(cf. billet d'hier) pour la tisane, je me suis retrouvée devant le frigo. La mousse a crié tellement fort que je n'ai pas pu résister. mmmmmm. un délice. Oui. Sans vergogne aucune.
Ce billet a été interrompu par une tétée. J'en connais une qui a du avoir du bien crémeux, ce soir...